L'éthique yoguique

De Sarkarverse
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L'éthique yoguique est résumée dans les dix points suivants appelés Yama Niyama. Yama et niyama sont des mots sanskrits signifiant règle, observance. Yama et Niyama sont les deux premières étapes du yoga en huit étapes ou ashtanga yoga cité notamment dans les Yoga sutra de Patanjali.

Yama

Yama comprend : Ne pas blesser, la Vérité, l’honnêteté, la pensée divine, la vie simple (ahiḿsá, satya, asteya, Brahmacarya, aparigraha).

  1. Ne pas blesser (ahiḿsá) : Ne pas faire de mal, ni blesser quiconque par la pensée, la parole ou l’action.
  2. La Vérité (satya) : L’action de l’esprit et le juste usage des mots dans un esprit de bienfaisance.
  3. L’honnêteté (asteya) : Renoncer au désir même de s’approprier de façon illégitime le bien d’autrui. Asteya signifie « ne pas voler »
  4. La pensée divine (brahmacarya) : Rester constamment attaché à Dieu (Brahma) par la pensée.
  5. La vie simple (aparigraha) : Renoncer à tout ce qui n’est pas nécessaire à la préservation de l’existence physique.

Niayama

Niyama comprend : La propreté et pureté, le contentement, la pénitence, l’étude spirituelle, la méditation spirituelle (shaoca, santośa, tapah, svádhyáya, Iishvara prańidhána).

  1. La propreté/pureté (shaoca) : Propreté du corps et pureté de l’esprit. On se purifie mentalement par la bonté envers toutes les créatures, la charité, en œuvrant au bien-être des autres et en étant dévoué.
  2. Le contentement (santośa) : C’est être content avec ce que l’on a , il est essentiel de s’efforcer d’être toujours joyeux.
  3. La « pénitence » (tapah) : On appelle la mortification physique que l’on s’impose pour atteindre à son but [spirituel] une pénitence. Le terme pénitence (tapah) inclut aussi le jeûne (upavása), rendre service au guide spirituel (guru) et à ses parents ainsi que les quatre types de services (yajiṋa) : envers les pères (pitr), les êtres humains (nr), les animaux et les plantes (bhúta) et Dieu (adhyátma). Pour les étudiants, la principale pénitence est l’étude.
  4. L’étude spirituelle (svádhyáya) : Étudier les Écritures et ouvrages philosophiques de sorte à en comprendre le sens véritable.
    Ánanda Sútram est le précis philosophique d’Ánanda Márga et les textes spirituels sont tous les tomes de Subháśita Saḿgraha: Sublime Spiritualité, la Science sacrée des Védas 1, 2 (La Spiritualité de la Kat́ha Oupanishad), 3 (L’Enseignement philosophique et spirituel de la Shwetâshwatara Oupanishad), etc. ainsi que Nectar de l’Enseignement spirituel (tous les tomes) de même que En reconnaissance à la magnificence de Krishna (Namámi Krśńasundaram) et Je salue la Paix de Shiva (Namah Shiváya Shántáya).
    On peut également pratiquer l’étude spirituelle (svádhyáya) en participant régulièrement à la réunion spirituelle (dharmacakra) et en fréquentant des personnes spirituellement élevées (satsauṋga). Cette forme d’étude (svádhyáya) ne vaut cependant que pour ceux qui ne sont pas capables d’étudier de la manière susdite.
  5. La pratique de l’abandon de soi au Seigneur/la méditation (Iishvara prańidhána) : C’est avoir une foi ferme et à toute épreuve en Dieu (lishvara), dans la peine comme dans la joie, dans la prospérité ou dans l’adversité, et se considérer en toute circonstance comme l’instrument [de Dieu] et non comme celui qui dirige cet instrument, dans toutes les activités de la vie.

Références

  • Manuel pratique de l'Ananda Marga (AM Caryacarya), tome 2, Shrii Shrii Anandamurti, Éditions Ananda Marga, France.